La démarche de consultation publique porte sur les boisés voués au développement en zone urbaine qui ne sont pas inclus dans le Plan de conservation des milieux naturels.

Le Plan de conservation des milieux naturels a été élaboré pour maintenir un équilibre entre le développement urbain et la préservation des milieux naturels. Il constitue un outil important en matière d’aménagement du territoire local mais s’inscrit également dans un contexte plus large à l’échelle régionale.


CONTEXTE RÉGIONAL

Le Plan de conservation des milieux naturels de Saint-Jean-sur-Richelieu s’insère dans une démarche régionale de conservation et de mise en réseau des milieux naturels.

À l’échelle métropolitaine, la Ceinture et trame verte et bleue du Grand Montréal vise à promouvoir un développement urbain harmonieux qui protège les milieux naturels, contribue à la qualité de vie des citoyens et au maintien des services que les écosystèmes procurent à la collectivité.

À l’échelle du bassin versant de la Rivière Richelieu, le Corridor Vert et Bleu pour le Richelieu est un projet ambitieux de création de corridors écologiques, qui a pour but d’améliorer les habitats fauniques et la qualité de l’eau de la rivière Richelieu, de ses tributaires ainsi que du lac Saint-Pierre. Dans la même vision, le Centre d’interprétation du milieu écologique du Haut-Richelieu (CIME) travaille à créer un réseau de corridors vert et bleu à l’échelle de la MRC du Haut-Richelieu.


PORTRAIT DES MILIEUX NATURELS PROTÉGÉS

Le patrimoine naturel de Saint-Jean-sur-Richelieu, composé de la rivière Richelieu ainsi que des boisés agricoles et urbains, totalise 2 432 ha, ce qui représente 10,8 % du territoire.

Pour de plus amples informations, consultez le document Superficies des boisés de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Boisés en zone urbaine

Le Plan de conservation des milieux naturels en zone blanche adopté en 2009 visait la préservation de 286 ha, englobant 70 % des milieux humides. De cette superficie, près de 170 ha sont en processus d’acquisition par la Ville, alors que 116 ha sont protégés par une règlementation restrictive.

En juin 2014, une demande de réserve naturelle a été déposée auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) afin de protéger à perpétuité les bois de propriété municipale visés par le plan de conservation. Cette première demande concerne 69,4 ha de milieux naturels.

Boisés en zone agricole

La Ville a mandaté Le Centre d’interprétation du milieu écologique du Haut-Richelieu (CIME Haut-Richelieu) pour dresser le portrait des milieux naturels en zone agricole dans une démarche de collaboration avec les propriétaires. Un Cahier du propriétaire personnalisé a été produit afin de sensibiliser les propriétaires de boisés à l’importance de leur milieu naturel et de les informer des démarches de conservation possibles.

Valeur écologique des bois inventoriés en zone verte
valeur-ecologique-des-bois-inventories-en-zone-verte
67 bois d’une superficie de 1 519 ha sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu ont été identifiés. Ils ont été classés selon les critères et la grille de pondération du Guide de conservation des boisés en milieu agricole (Langevin 1997). Les zones boisées ont été regroupées en quatre classes de valeur écologique, 1 étant le plus élevé et 4 le plus faible.


PLAN DE CONSERVATION EN ZONE BLANCHE

Le Plan de conservation vise l’acquisition de 170 ha de milieux boisés en zone blanche et la règlementation de 116 ha pour un total de conservation de 286 ha. Un règlement d’emprunt de 30 M$ permet l’acquisition et la protection de ces bois. À ce jour, 22,5 M$ ont été utilisés pour l’acquisition de 73,3 ha.

Les milieux naturels règlementés sont protégés par la Loi sur la qualité de l’environnement ou la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

plan-des-boisesVisualisez le plan des boisés non inclus
dans le Plan de conservation des milieux naturels.

 


État d’avancement de l’acquisition des terrains inclus au Plan de conservation

etat-davancement-de-lacquisition-des-terrains-inclus-au-plan-de-conservation


Estimation des coûts de gestion et de mise en valeur des milieux naturels acquis par la Ville

Coût d’aménagement et de mise en valeur : 7 500 à 12 000 $ / ha
Coût de gestion : 6 000 $ / ha / année


La Ville a mandaté, en 2005 et en 2007, la firme Dessau-Soprin afin de réaliser un inventaire écologique des bois situés sur son territoire urbain. Les critères d’évaluation des 35 zones boisées étaient : la superficie et la diversité des groupements végétaux, la maturité des groupements végétaux, la présence de milieux humides, la biodiversité floristique et faunique, l’unicité des groupements végétaux et la rareté des espèces. Découlant de cet inventaire, le Plan de conservation des milieux naturels a été adopté en 2009.

Valeur écologique des bois du Plan de conservation
valeur-ecologique-des-bois-du-plan-de-conservation
plan-valeur-ecologiqueVisualisez le plan présentant la valeur écologique
des bois du Plan de conservation des milieux naturels.

 


LES SERVICES ÉCOLOGIQUES DES MILIEUX NATURELS

Les écosystèmes fournissent de nombreux bienfaits à l’Homme. C’est ce que l’on appelle les « services écologiques ». Il peut s’agir de la pollinisation de plantes à haute valeur commerciale par les abeilles ou tout simplement de la purification de l’air par les arbres. Tous les jours, nous profitons des services rendus par la nature tout à fait gratuitement.

Une étude de la Fondation David Suzuki évalue la valeur annuelle des services écologiques rendus par un boisé situé en milieu urbain dans la région métropolitaine à 25 300 $ par hectare. Il s’agit d’une contribution écologique près de cinq fois supérieure à un hectare de boisé localisé en milieu rural. (Fondation David Suzuki, 2013)

Les boisés ne font pas qu’embellir notre paysage. Ils jouent plusieurs autres rôles essentiels. À titre d’exemple, ils régulent le climat, améliorent la qualité de l’air, fournissent l’approvisionnement en eau, diminuent les risques de crues et d’inondations, contrôlent l’érosion, exercent un contrôle biologique des nuisances et fournissent des habitats aux différentes espèces. Il s’agit de services écologiques contribuant à l’essor économique, social et écologique de la collectivité. (Fondation David Suzuki, 2013)

Les boisés contribuent également à la création des îlots de fraîcheur. Un arbre mature peut perdre par évapotranspiration un maximum de 450 litres d’eau en une journée. Cela rafraîchit autant l’atmosphère que cinq climatiseurs fonctionnant chacun pendant 20 heures consécutives. Les effets positifs peuvent être ressentis dans un rayon de 100 mètres. Un îlot de végétation d’une largeur de 50 à 100 mètres peut faire diminuer la température du quartier adjacent de 3,5 °C. La présence de végétation contribue à la réduction du stress et de la fatigue mentale. La beauté et les avantages inhérents à ces milieux encouragent la pratique d’activités physiques, ce qui améliore la qualité de vie des citoyens. (Nature Québec, 2013)

Les arbres captent l’eau de pluie et diminuent ainsi les besoins en infrastructures de drainage et le risque d’inondation. D’autre part, des études indiquent qu’une propriété située à proximité d’un milieu naturel peut voir sa valeur foncière s’accroître de 19 % à 35 % (Wolf, 2007).